Éphéméride, Naissance du peintre Théodore Valério
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Peintre et graveur ethnographe, Jean-Baptiste Théodore Valerio est né à Forges d'Herserange (près de Longwy dans la Meurthe-et-Moselle) le 18 février 1819. Élève de Nicolas-Toussaint Charlet depuis 1834, il participe vingt-trois fois au Salon, de 1838 à sa mort en 1879. Il y expose des scènes militaires du Second Empire (Guerre de Crimée, 1853-1856) , des scènes de genre et des paysages. Plusieurs fois médaillés [1] (mention Honorable (1859, Peinture), médaille de 3ème classe (1859, Gravure), mention Honorable (1861, Peinture)) , classé hors Concours, Chevalier de la Légion d'Honneur (août 1861) [2] , Valerio décède le 13 septembre 1879 chez sa sœur, Mme Alquié [3] , rue de Ballore à Vichy où il est inhumé.
Maurice Sarazin [4] précise « Jean Dominique Alquié… médecin des eaux de Vichy [5] en avril 1856… [mort] à Paris le 6 avril 1868. Sa veuve, née Malvina Antoinette Pauline Valério, [morte] à Vichy le 23 octobre 1898, à l'âge de quatre-vingt-trois ans » (p. 34) .
Son atelier est vendu les 12 et 14 février 1880 à Paris. Cent ans plus tard, la Galerie Pierre Gaubert organise une rétrospective (Paris, novembre 1980) .
Valerio a souvent portraituré les Bachibouzouks chers au capitaine Haddock , en particulier un Bachi-Bouzoucq Kurde (Aquarelle exposée au Salon de 1857, n°2585. Coll. musée de Saint-Etienne) ; parmi nos estampes de Valerio , nous avons une eau-forte originale de 1855, Chef de Bachi-Bouzoucqs de la Syrie (Palanka) .

Nous n'avons pas rencontré d'œuvres sur Vichy, cependant il existe une pièce en rapport avec l'Auvergne :
Une lithographie éditée en 1843 par Auguste Bry , 134, rue du Bac à Paris : Delille dans son ménage ; portrait de l'abbé-poète Jacques Delille dit abbé Delille (Clermont-Ferrand, 22 juin 1738 † Paris, 2 mai 1813) traducteur de Virgile (1770) et membre de l'Académie française (1774) .
Delille est représenté souriant, de face, assis dans une bergère, le dos à la fenêtre par laquelle on voit les toits de la ville, les chaussons au pied, discutant avec un jeune homme debout à sa droite lui tendant une chaussure ; en arrière-plan, à gauche, le buste de Virgile . ; à sa droite (gauche de l'image) posée sur le sol deux forts volumes et près de lui sur un bureau deux plumes dans un encrier et un livre ouvert sur un lutrin [6] .
Iconographie : Portrait gravé par Pierre Guillaume Metzmacher [7] (exposé au Salon de 1861) ; Portrait photographié par le peintre Adolphe Dallemagne (1811 † 1882), Atelier Nadar, photographie positive sur papier albuminé d'après négatif sur verre, 200*125 mm.

Musées : Metz (musée des Beaux-arts), Paris (musée du Louvre (département des Arts graphiques, département des Peintures)), Rouen (musée des beaux-arts), Saint-Etienne (musée des beaux-arts), Versailles (musée Lambinet).
Bibl. : Marie-Madeleine Aubrun , « Théodore Valério, 1819-1879 », Catalogue d'exposition Galerie Pierre Gaubert (22 octobre au 24 novembre 1980), Paris, 20 p. ; Janine Bailly-Herzberg , « L'eau-forte de peintre au dix-neuvième siècle », vol. 2 « La Société des aquafortistes, 1862-1867 », L. Laget , 1972 ; Bellier , vol. 2, p. 611-612 ; Bénézit , p. ; Béraldi , vol. 12, p. 169-170 ; Dugnat , vol. 5, p. 2428-2429 ; Ch. Peltre , « Le Voyage en Hongrie de Théodore Valério (1819-1879) », Le Pays lorrain , 1986, n°2, p. 81-87 ; « Les eaux-fortes de Théodore Valério », La Gazette des Beaux-arts , mars 1867.
© Hugues Jean Brivet
Notice extraite de mon ouvrage, Vichy et ses environs vus par les artistes 1800 – 1950 , à paraitre premier trimestre 2026.
[1] Valerio est l'un des rares artistes ayant reçu lors d'une même participation deux médailles.
[2] Base LEONORE, Notice L2663057, Cote LH/2663/57.
[3] Épouse du docteur Alquier, nommé médecin-inspecteur aux eaux-minérales de Vichy en 1856, surnommé « le Petit Satyre » au Val de Grâce (Walter, « Notes sur Alexandre Willemin »,SHAVE, n°50, 1953, p. 402).
[4] « À Vichy au XIXe siècle. Décès de personnalités de passage »,SHAVE, n°131, juillet 1997, p. 21-38.
[5] Soigne l'Empereur Napoléon III lors de ses cures de juillet 1861 et de juillet-août 1862 (cf. Dr Max Vauthey, « Vichy et Napoléon III. Les cures thermales de l'Empereur »,SHAVE, HS, 1984, 2ème édition, 36 p.).
[6] Visible sur OVERNIA
[7] Graveur parisien, né en 1815, qui expose au Salon de 1845 à 1872 (Bibl. : Bellier, vol. 2, p.79).